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QUE LIS-JE ? Les femmes auraient une tendance à l’auto sabotage ? Pas du tout. Enfin, nous sommes un peu stupides parfois, mais…

Cet article me remémore quelques pensées dont je voudrais vous faire part.

Une évolution pas si évoluée

Les comportements sociaux sont normés selon le sexe. On peut y trouver une explication biologico-historique, et une explication sociologique.

Les facteurs biologiques complétés par l’évolution ont produit un pré-formatage des comportements humains : l’homme doit chasser le bison et disséminer sa semence au maximum pour permettre la survie de l’espèce, la femme doit préparer un endroit confortable pour elle et sa progéniture. Ces tendances initiales pourraient expliquer des travers encore actuels : pour parler d’un même phénomène, l’achat d’un ordinateur par exemple, l’homme soulignera sa puissance, ses caractéristiques techniques (« cet ordi a un disque dur gros CMB »), alors que la femme aura plus l’inclination d’évoquer le design, l’environnement confortable que cet ordinateur lui procure (« cet ordi est joli-sous-entendu-moi-aussi »).

L’instinct de survie nous prédispose donc à certains comportements et analyses de l’environnement.

Prédisposer c’est bien, formater c’est mieux

Ces facteurs ne sont toutefois pas suffisants pour façonner de bons soldats de la norme sexuée : la société imprime largement les attitudes de genre attendues. On peut décemment penser qu’il n’existe aucun gène prédisposant à la distinction en un dixième de seconde entre une Ferrari Enzo et une Aston Martin DB5 – c’est pourtant simple, l’une est rouge et l’autre est conduite par James Bond. De même qu’il n’y a sans doute pas d’explication neurologique pour l’aptitude à décrire une robe de mariée ; « bah elle était blanche ! » versus « c’est du taffetas de soie sauvage couleur ivoire légèrement grattée, avec des fronces sur le buste et… ».

La socialisation différenciée (copyright François de Singly) s’occupe d’inculquer profondément des rôles sociaux sexués. Il s’agit d’un processus inconscient qui fait intégrer aux individus des comportements et des croyances propres à leur genre, et ce au sein de toutes les instances de socialisation : famille, groupe de pairs, école, club de sport, monde professionnel, etc.

L’enfant fille s’aperçoit qu’on lui demande d’être sage et posée. L’enfant garçon est poussé à être batailleur et fort.

Sans pousser jusqu’à un débat stérile de comparaison d’aptitudes et d’intelligences attribuées à l’un ou l’autre sexe, on comprend mieux pourquoi, à niveau équivalent, les filles sont moins ambitieuses puisqu’elles sont habituées depuis l’enfance à ne pas faire de vagues. Comment se projeter soi même dans une carrière professionnelle à succès à la force du poignet quand on nous dit d’attendre que le prince charmant pointe le bout de son cheval blanc ?

Alors bien sûr les exceptions de part et d’autres sont légion, et heureusement. Néanmoins les travers sexistes persistent, que ce soit envers la fille mécano ou l’homme sage-femme. Les femmes elles mêmes entretiennent beaucoup cela, à commencer par les auteurs de ce blog qui préfèrent un contenu plutôt léger quand d’autres lancent des blogs d’intelligence stratégique.

Les mentalités sont longues à changer, et les processus inconscients encore plus. Mais du nerf les meufs, on va y arriver.

Inspired by Matthieu.

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